L'exposition qui a tout faux !

Le Musée de la contrefaçon propose, jusqu'au mois de juin 2017, une étrange exposition consacrée aux montres de contrefaçon... En plein pays horloger, à l’heure où les manufactures suisses et françaises éprouvent les pires difficultés, cette exposition risque de faire grincer des dents. Mais c’est pour la bonne cause qu’elle a été montée : celle de la sensibilisation des consommateurs, de la défense des emplois et des savoir-faire. Jusqu’au juin 2017, les « fausses montres » font l’objet d’une présentation un peu spéciale, à savourer au musée de la contrefaçon à Paris.

Le meilleur et le pire

Bien sûr, lorsque l’on évoque les montres de contrefaçon, on pense tout de suite aux fausses Rolex ou Breitling que certains vendent à la sauvette et pour quelques euros en marge des marchés à des clients peu regardants. Mais dans ce domaine, il y a de tout : des faux grossiers, mais aussi des produits nettement plus élaborés qui ne tromperont certes pas l’œil d’un spécialiste, ni même celui d’un amateur éclairé, mais pour lesquels des consommateurs peu avertis pourraient se laisser prendre de bonne foi. Ce sera par exemple un cadran signé « Breitling » étrangement installé dans un boîtier rappelant un boîtier de chez Bell & Ross… Où une pseudo montre « Rolex » renfermant un mouvement automatique copie du célèbre Valjoux 7750 « taillé à la hache », bien loin de la finition soignée et de précision des produits estampillés « Swiss Made »… Mais si les « must » de la haute horlogerie sont souvent copiés, désormais, même les marques populaires peuvent être concurrencées par les contrefacteurs, surtout si elles sont à la mode : « une montre vendue 50 euros ne coûtera que 5 euros à produire avec des composants bas de gamme. Pour le contrefacteur, c’est un rapport de 1 à 10. »

L’histoire de l’horlogerie

L’intérêt de l’exposition est cependant qu’elle ne se limite pas à montrer les fausses montres saisies par les douanes, comme autant de victoires contre le mauvais goût. Elle retrace aussi l’histoire de l’horlogerie et de la mesure du temps, son évolution, et les avancées technologiques pour arriver aux montres connectées d’aujourd’hui. Du « pire » au « mieux », on retrouvera quand même le produit de quelques saisies douanières, histoire de rappeler à ceux qui pourraient être tentés au moment des fêtes par une Rolex, une Jeager-Lecoultre ou une Patek Philippe « made in China » que se faire prendre par la douane avec ce genre de produits, c’est encourir une amende pouvant atteindre deux fois la valeur neuve du produit !

Source : Voix du Jura

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