Un écosystème suisse pour les montres connectées

Des acteurs clés de l’industrie horlogère Suisse se mettent à développer un écosystème « swiss made » pour plus de sécurité et d'autonomie de la montre connectée. Celui-ci sera spécialement conçu pour les besoins des petits objets connectés, au premier rang desquels les montres. L'écosystème consistera en une combinaison d'un système d'exploitation (OS), de circuits intégrés pour le traitement et la transmission des données, ainsi que d'outils de développement. Le lancement des premiers produits est prévu fin 2018. L'écosystème est optimisé pour maximiser l'autonomie, avec une consommation énergétique ultra-basse. Il doit aussi garantir la sécurité et la protection absolue des données, grâce à l'indépendance et l'autonomie de l'OS vis-à-vis des géants mondiaux des logiciels comme Google (Android). Conçu pour durer, il ne nécessite pas de mises à jour régulières.

Première mondiale

Cette approche holistique est une première mondiale pour les objets connectés. Le système d'exploitation développé en Suisse n'est qu'une première étape. De nouvelles futures applications à basse consommation d'énergie sont d'ores et déjà prévues. Les acteurs impliqués ont déjà souvent collaboré par le passé, notamment pour le développement de composants en silicium ou de circuits intégrés. Le partenariat annoncé mène la thématique au niveau de l’écosystème complet, avec système d’exploitation, en plus des avancées industrielles sur le champ de l’autonomie d’énergie.

Jusqu’à présent, les montres connectées produites par des fabricants suisses ressemblaient à des sortes d’hybride. Il n’y a guère qu’une seule marque à s’être positionnée frontalement, avec une technologie et des fonctions de calibre Silicon Valley, mais au prix d’un renoncement au label swiss made. A l’opposé, d’autres acteurs importants ont toujours préféré une approche intégrée, quitte à rester en retrait en termes d’environnement IT, de fonctionnalités, etc. Le milieu du gué serait occupé par toutes les marques qui s’appuient aujourd’hui sur la technologie mise au point par Soprod (groupe Festina).

Le moment semble particulièrement bien choisi pour un tel partenariat, alors que le soufflé Apple est clairement retombé après des chiffres moins attractifs qu’attendu. La thématique smartwatch n’en est pas moins toujours d’actualité. La grande question demeure d’établir une mesure objective du phénomène, risque ou opportunité. On constate bien un recul de type historique sur la montre électronique l’an dernier, après plus d’une décennie de grande stabilité. Mais s’agit-il d’un effet smartwatch? Impossible à dire, puisque la montre électronique est présente en Suisse aussi sur les segments supérieurs, or, la smartwatch ne concerne que l’entrée de gamme et l’entrée de gamme a particulièrement souffert l’an dernier en raison d’un effet de base très défavorable, puisque ce segment avait très bien résisté auparavant.

En réalité, pour mesurer un effet smartwatch, c’est plutôt du côté de la Chine qu’il faudrait se tourner. La Chine exporte entre 650 et 700 millions de montres entrée de gamme par an et n’a pas enregistré de raz-de-marée, ni même de baisse marquée en 2016. De quoi renforcer la thèse de la smartwatch opportunité.

Sources : NZZ Dimanche, Tribune de Genève, Agéfi

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